La Vérité vous rendra libres!

Prière pour mes internautes

Pour vous mes chers amis :


Dieu notre bon Père, je te demande de bénir mes ami(e)s, parents, frères et soeurs, mes collaborateurs et tous ceux et celles qui lisent ceci maintenant.
Montre-leur une nouvelle révélation de ton Amour et de ton Pouvoir. Ainsi
soit-il !

AFRICA

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Contes lyèl

Mercredi 30 janvier 2008

Il y a longtemps, très très longtemps, vivaient trois frères orphelins et leur sœur Edjòró. Edjòró était la plus belle fille et semblait la plus gentille du village. L’un de ses trois grands frères était handicapé. Edjòró était devenue la mère de famille qui prépare la nourriture et lave les vêtements. Elle allait chercher l’eau au puits et allait de temps en temps en brousse pour chercher le bois de chauffe. Elle était donc travailleuse. Les prétendants se firent nombreux et la cours est archicomble chaque soir de tous les candidats.

Le frère handicapé de Edjòró n’avait pas ses pieds et il traînait perpétuellement sur ses fesses qui finirent par durcir et noircir à force de les frotter contre le sol pour se déplacer. Tout cela  le rendait toujours sale et crasseux ; Edjòró et ses autres frères prirent du dégoût pour lui. Ils lui aménagèrent un coin près du poulailler pour dormir. Quand le soleil se levait, sa place était sous le gros manguier qui se trouve devant la cours. Son couvert était un morceau de vieux canari dans lequel les chiots lapaient leur bouillie. On se souciait vraiment peu de lui. Edjòró ne lavait jamais ses vêtements parce qu’il puait. Et quand elle lui apportait à manger, elle restait à distance et versait négligemment la nourriture dans son morceau de vieux canari et elle repartait rapidement parce qu’elle coupait sa respiration pour ne pas humer les puanteurs de son frère handicapé.

Un jour, un beau jour, alors que le soleil revêtu de son bel habit distillait ses beaux rayons sur la terre, Edjòró et ses camarades allèrent en brousse pour chercher du bois de chauffe. Sur leur sentier, elles trouvèrent une vilaine chenille, d’une grandeur monstrueuse. Elle était haletante et horrifiante. Elles se moquèrent de la bête et continuèrent leur chemin. Edjòró qui aimait tant rire laissa exprès sa machette près de la bête. A deux kilomètres de marche, elle fait savoir qu’elle a oublié sa machette près de la bête ; et elle retourna au lieu où se trouvait la bête. Là, elle ne se fit pas prier : elle se moqua comme il se doit de la bête vilaine. Mais la bête au dix yeux rouges et au corps morveux devint furieuse, la saisit et l’avala. Ses camarades l’attendirent en vain. Elles revinrent donc sur les lieux pour voir ce qui s’était passé. Elles virent que la chenille était devenue plus grosse. La chenille en les voyant devint furieuse et leur chanta ce refrain :          

« Amies de Edjòró, laissez-moi m’expliquer !

Edjòró n’a cessé de rire, et se moquer de moi !

Elle se moqua de moi jusqu’à dépasser les limites

Elle a ri de moi jusqu’à l’extrême

Alors, je l’ai avalée, oui avalée pour me calmer !»

Elles prirent toutes peur et coururent au village annoncer la nouvelle aux frères de Edjòró.

Le premier des frères bien-portants de celle-ci se leva, prit son fusil et alla pour tuer la bête. Quand il fut proche de la chenille, elle lui chanta mélancoliquement :

« Frère de Edjòró, laisse-moi m’expliquer !

Edjòró n’a cessé de rire, et se moquer de moi !

Elle se moqua de moi jusqu’à dépasser les limites

Elle a ri de moi jusqu’à l’extrême

Alors, je l’ai avalée, oui avalée pour me calmer !»

Lui aussi prit peur, pissa deux coups dans son pantalon et se sauva. Le second frère de Edjòró s’arma de son arc à tirer deux flèches deux flèches et alla à son tour à la rencontre de l’animal. Quand il s’approcha de la bête, celle-ci hurla et notre monsieur s’immobilisa à distance. La chenille chanta de sa voix rauque :   

« Deuxième frère de Edjòró, laisse-moi m’expliquer !

Edjòró n’a cessé de rire, et se moquer de moi !

Elle se moqua de moi jusqu’à dépasser les limites

Elle a ri de moi jusqu’à l’extrême

Alors, je l’ai avalée, oui avalée pour me calmer !»

Notre monsieur grelotta et laissa quelque chose qui sent mauvais dans son caleçon et courut à la maison, suivi de près par des mouches badaudes.

Le frère handicapé de Edjòró décida d’aller tenter sa chance. Les autres frères ne cessaient de le mépriser en disant : « si les gens bien-portants n’ont rien pu faire, qu’est-ce qu’un handicapé peut faire ? ». Mais celui-ci ne se laissa pas intimider et continua son chemin, armé d’une machette seulement. Quand la bête le vit, elle grommela tristement :

« Frère handicapé  de Edjòró, laisse-moi m’expliquer !

Edjòró n’a cessé de rire, et se moquer de moi !

Elle se moqua de moi jusqu’à dépasser les limites

Elle a ri de moi jusqu’à l’extrême

Alors, je l’ai avalée, oui avalée pour me calmer !»

Mais le frère handicapé s’avança. Et la bête chanta de sa voix la plus sourde et violente ; mais le frère handicapé s’approche encore. Alors, la bête chanta d’une voix lugubre de détresse et mélancolique ; mais notre handicapé, d’un coup énergique trancha la tête de la chenille, l’opéra et retira sa sœur qui n’était pas encore morte heureusement. Il la mit devant lui et ils rentrèrent au village.

A la vue de ceux-ci, tous n’en crurent pas leurs yeux. Edjòró alla acheter de nouveaux vêtements ; elle aménagea une chambre dans la maison familiale et prépara un festin qu’elle servit dans de nouveaux et jolis plats pour dire merci à son frère handicapé. Mais ce dernier refusa tout et demanda à rester dans ses anciennes situations. Edjòró et ses frères bien-portants ne cessèrent de pleurer et de regretter tout ce qu’ils lui avaient fait subir.

 

Enseignement : Ce vieux conte lyèl qui enseigne la bienveillance à l’égard des handicapés et des démunis dans les familles reste encore très interpellateur  aujourd’hui ; dans certaines familles de nos jours, certains malades et surtout les malades du Sida sont presque rejetés. Nous devons quand même perpétuellement nous interroger sur nos actions de ce genre !

Par Batin
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Mardi 8 janvier 2008
Il était une fois, longtemps, très longtemps, dans la grande brousse de la belle et vieille Afrique, l’Hyène et le Lièvre qui allaient en voyage et qui firent route ensemble. Lièvre, très averti des qualités gastronomiques de l’Hyène prit la décision de ne pas se laisser tromper devant les plats éventuels qu’on leur servirait. Ils parvinrent dans un village où tous les habitants sont gentils et où chaque habitant voulait les accueillir.
Panthère chez qui ils passèrent finalement leur nuit fit cuire des beignets à ses hôtes. Ils mangèrent et se couchèrent.
Le lendemain, sur la route, Lièvre qui ne cessait de rire finit par avouer la raison de sa joie à Hyène qui le harcelait de partager sa joie. Il dit : hier soir, au repas, je te jure que j’enlevais trois beignets trois beignets à chaque bouchée ! Hi ! hi ! hi ! hi ! et il sautait, et il riait davantage pour se narguer de sa compagne Hyène. Tout gentiment, Hyène réplique : « Moi je croyais que c’était du couscous ! »
 
Par Batin
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Mercredi 5 décembre 2007

 Valeur de grand'mère!

Il y a longtemps, très longtemps longtemps et longtemps encore, quand le grand'père du grand'père de mon grand'père n'avait de caleçon que son cache-sexe fait de douces feuilles de la plante appelée ''oreilles d'éléphant'', vivait un jeune orphelin dans un village. Ce village était loin, loin, loin là-bas où on ne peut marcher et arriver en sept jours successifs. Ce village était réputé pour sa nature captivante et riche en gibier. C'est pourquoi, cet orphelin vivait là, avec sa grand'mère. Son père qui était chasseur dans le temps a été dévoré par un lion affamé qui l'a surpris de dos dans les broussailles. Sa mère, inconsolable du décès de son mari, pleura jusqu'à avoir une inflammation à la gorge. L'inflammation grossit et le cou de sa mère pourrit; elle mourût aussi. Dieu faisant bien les choses, la maman de son père et donc sa grand'mère vivait avec eux. C'est elle qui est restée pour lui l'unique personne de sa famille.

Le jeune orphelin avait le même goût de la chasse que son père. Sa grand'mère, cette femme douée dans la recherche des chiens chasseurs lui chercha sept chiens, qui, chaque jour l'accompagnent à la chasse. Il nomma le premier ''flair''; il nomma le second ''chemin''; il nomma le troisième ''grimpeur'' ; il nomma le quatrième ''décrocheur''; il nomma le cinquième ''attrapeur''; le sixième, il le nomma ''tueur'' et le septième ''transporteur''.

Grâce à ces chiens, le jeune orphelin était devenu le plus grand et le plus respectueux des chasseurs de tout le royaume. Mais, voilà; il grandissait, devenait de plus en plus beau et fort. Il se dit à lui-même un jour: "je n'épouserai qu'une belle fille sur laquelle il n'existe aucune traces " c'est-à-dire une fille dont le corps est tout lisse tout à fait comme elle est sortie du ventre de sa mère". Il se mit donc à chercher dans le village, l'heureuse âme-soeur! Deux ans passèrent, et il n'en trouva pas. Deux autres et trois autres passèrent et il n'en trouva pas. Sa vieille grand'mère qui tenait à voir un de ses neveux avant de mourir lui conseilla une gentille fille qu'elle connaît personnellement; mais son petit-fils ne voulut pas de celle-là. Il décida alors d'aller dans un autre village pour chercher l'âme-soeur voulue. En chemin, il rencontra une fille, très belle, teint clair, élancée et à l'allure de peuhl. Elle était si bien faite que notre jeune-homme faillit croire au rêve. Devant cette merveille, il ne devait pas perdre son temps, il fallait qu'il pose tout de suite sa candidature.

Après les salutations d'usage, notre jeune et beau chasseur exprima le contenu de son coeur à la belle dulcinée. Mais elle l'invita chez elle à la maison. C'était une princesse et son père avait lancé un défi à qui voudrait bien en faire son épouse. Il faut donc que notre jeune homme subisse cette épreuve. L'épreuve consistait à aller de nuit à la chasse, pour tuer la vieille panthère furieuse et affamée qui se trouve dans le bosquet le plus touffu du village située à 15km du village.

Il était le plus grand chasseur; alors la chose fut faite la nuit-même. Tous les habitants furent surpris, eux qui ont tenté maintes fois et souvent en groupe, de tuer cette panthère en vain. Notre jeune, avec joie, tenait enfin, ce qui lui tenait le plus à coeur. Il retourna chez lui au village avec sa nouvelle femme sans pareille dans son village.

Il constata après quelques instants, une fois à la maison, que sa nouvelle femme n'aime pas sa grand'mère. La seule qui lui restait de sa famille devait loger à l'extérieur de la cour s'il tenait à sa princesse. Et comme l'amour aveugle, notre ami s'exécuta le lendemain et fit construire une bicoque à sa vieille gran'mère, hors de la cour en lui disant: ''toi, tu as fini de vivre; en attendant ta mort, laisse-nous faire notre vie''. La vieille accepta son sort. Au fur et à mesure que le temps passait, notre jeune orphelin se rendit compte que sa femme ne mange que la viande de chien. Il se fit donc l'obligation de lui en offrir tous les jours, jusqu'au jour où, ayant fini d'acheter tous les chiens du village, elle exigea qu'il tue l'un de ces chiens chasseurs s'il tenait à elle. La vieille grand'mère qui a surpris la requête de sa brue appela son petit-fils et lui demanda de refuser. Comme au moment où elle a été mise à la porte, son petit-fils ne l'écouta pas. Il tua ''flair''. Ensuite, ''chemin'', ensuite ''grimpeur'' et ainsi de suite, tous ses sept chiens.

Tous les chiens du village étant morts et passés dans la marmite de notre belle jeune femme, notre ami devrait faire maintenant des distances pour aller chercher dans d'autres villages, des chiens. C'est ainsi, qu'un jour, voulant aller dans le village le plus loin de son royaume où il n'était pas encore allé depuis sa naissance, que sa dulcinée proposa de l'accompagner. Il en était tellement heureux, heureux de marcher à côté d'elle. Il ne sentira même pas la distance. La jeune femme qui dit connaître ce village se mit devant et ils marchèrent, marchèrent et marchèrent encore! Deux semaines, trois semaines et ils marchaient toujours. L'univers dans lequel il était lui était complètement inconnu et si on lui disait de rebourser chemin tout seul, il ne pourrait plus retrouver son village. C'est alors qu'ils arrivèrent près d'un arbre de haute taille, ils voulurent se reposer sous son ombre. Ils étaient exténués par la faim et la soif. Tout en étant étendus sous l'arbre, ils aperçurent un fruit au plus haut de la pointe de l'arbre. La dulcinée demanda à son mari de monter lui cueillir ce fruit si désirable. Il s'exécuta sans réfléchir. Il monta, monta et monta encore. Plus il montait, on dirait que le fruit s'éloigne. Quand il parvint au sommet et attrapa le fuit, il le cueillit et le mit dans sa poche. En jettant un coup d'oeil au sol, il s'aperçu que sa belle dulcinée, devenue un énorme serpent, s'est mise à grimper à sa suite pour l'avaler. En fait, la jeune femme était le génie le plus méchant de la brousse qui s'était faite si belle pour l'avoir et il était tombé dans son piège. Ebahi et ahuri devant ce spectacle, il sortit sa flûte et se mit à appeler ses chiens chasseurs: ''flair'', ''chemin'', ''grimpeur'', ''décrocheur'',''attrapeur'', ''tueur'' et ''transporteur''. Il siffla plus fort, fort et fort. C'est ainsi qu'il faisait chaque fois qu'il avait besoin de ses chiens chasseurs. Le serpent montait toujours à sa suite, montait, montait... Il avait oublié qu'il a tué tous ses chiens pour elle, malgré la mise en garde de sa grand'mère. Il se mis à pleurer sa mort prochaine; il pleura et pleura amèrement...

Relevant la tête, il vit au loin, une fine poussière, soulevée par une file de chiens chasseurs, c'était ses chiens qui venaient à son secours. Il siffla alors de nouveau de sa flûte, et en un temps reccord, la cohorte de ses chiens arriva au pied de l'arbre. En fait, sa vieille grand'mère qui était la sorcière-de-Dieu la plus prestidigitatrice du village rassemblait les os de ses chiens chasseurs, chaque fois que la jeune femme finissait de manger leur viande. Et elle les plaçait dans un coin de sa case magique. Quand son petit-fils appela instinctivement ses chiens, elle comprit bien qu'étant très loin, que celui-ci avait un grand problème. Elle sortit les os, les mis en tas; fit quelques incantations et mis de la poudre magique sur les os des chiens chasseurs que sa fameuse brue avait fini de manger. Elle souffla légèrement sur les os qui redevinrent des chiens. Ils entendirent aussi l'appel très lointain de leur maître. Ils se mirent en route et à grande vitesse, allèrent pour sauver ce dernier. Ce fut ''flair'' qui trouva la direction et la montra aux autres. ''Chemin'' montra le chemin le plus court, et les voilà déjà sur les lieux.  ''Grimpeur'' s'exécuta avec ''décrocheur''. ''Décrocheur'' aidé par ''grimpeur'' décrcochèrent le fameux et énorme serpent aux trois yeux rouges. Alors, ''attrapeur'' immobilisa la bête devenue furieuse et ''tueur'', avec habileté et d'un coup fort, mis ses crocs dans le cou et en profondeur dans tout le corps du fameux serpent qui s'écroula avec un grand cri strident à faire lever tous les oiseaux des environs. "Transporteur" devait faire tout son possible pour que les villageois voient l'énorme serpent, et que la leçon qui suive trouve d'elle-même sa raison:

Les jeunes de maintenant, comme on dit bien chez nous les Lyèla, croient se suffire à eux-mêmes surtout quand ils deviennent influents. Ils n'écoutent plus les vieilles personnes et font tout à leur guise. Et pourtant, les vieilles personnes sont et seront toujours leur salut. Finalement, Grand'Mère a de la valeur!

Par Augustin BASSOLE
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Chez les Lyèla, le nom de Famille est donné à l'intéressé qui le porte suivant son genre. Autrement dit, si c'est un garçon on met le préfixe "Ba" à son son Nom et si c'est une fille, c'est le préfixe "Kan". En fait, "Ba" vient de "Bal = homme" et "Kan" vient de "Kan = femme". Exemple: Moi je suis un homme mon NOM est BASSOLE et mes soeurs portent le NOM KANSOLE. Je suis "Homme-SOLE" et elles sont "Femmes-SOLE". La grande famille est appelée SOLE ou SOLE-LYI-DWI; et non BASSOLE comme beaucoup le pensent malheureusement au Burkina.

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