La Vérité vous rendra libres!

Prière pour mes internautes

Pour vous mes chers amis :


Dieu notre bon Père, je te demande de bénir mes ami(e)s, parents, frères et soeurs, mes collaborateurs et tous ceux et celles qui lisent ceci maintenant.
Montre-leur une nouvelle révélation de ton Amour et de ton Pouvoir. Ainsi
soit-il !

AFRICA

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Pensée

Lundi 26 octobre 2009

Au commencement Dieu créa l’âne et lui dit : «Tu travailleras du matin au soir; tu auras pour nourriture du foin; tu seras bête et tu vivras 50 ans »

L’âne accepta de la tête. «Toutefois, objecta-t-il, vivre 50 ans, c`est trop. 20 me suffiront.

Dieu dit:D´accord!

  

Dieu créa le chien et lui dit : Tu garderas la maison de l`homme et tu seras son meilleur ami.Tu rongeras des os et tu vivras 25 ans.

Le chien accepta de la tête. Toutefois, objecta-t-il, vivre 25 ans, c`est trop; 10 me suffiront.

Dieu dit: D`accord!

  

Dieu créa le singe et lui dit: Tu sauteras d`une branche à l`autre; tu feras des grimaces et tu vivras 20 ans.

Le singe accepta de la tête. Toutefois, objecta-t-il, vivre 20 ans c est trop ; 10 me suffiront.

Dieu dit : D`accord.

  

Finalement, Dieu créa l`homme et lui dit : Tu seras le seul être raisonnable sur la face de la terre et tu donneras des noms à tous les animaux, tu domineras la terre et tu vivras 20 ans.

L`homme accepta de la tête : Oui, Seigneur. Toutefois, 20ans c`est trop peu. Donnes-moi, Seigneur, les 30 ans que l`âne a refusés, les 15 ans que le chien a refusés et les 10 que le singe a refusés.

Dieu accepta aussi de la tête.

Depuis lors, l´homme vit ses 20 ans d´homme... Il se marie et pendant 30 ans il travaille comme un âne. Puis, lorsque ses enfants sont partis, il vit 15 ans comme un chien, en gardant la maison... Arrivé à l´âge de la retraite, il vit encore 10 ans comme un singe, passant d´une maison à l´autre, d´un fils à l´autre et en faisant des grimaces pour la joie de ses petits-fils.

 

Par Batin
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Vendredi 21 août 2009
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.
Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit garçon d'environ 5 ans, qui tenait une jolie poupée contre lui.
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui.
Je me demandais à qui était destinée la poupée.
Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui :
- ' Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ? '
La dame lui répondit avec un peu d'impatience :
' Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter '.
Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes, puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.
- ' C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël, elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait '.
Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter, il me répondit tristement:
- ' Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant.. .
Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte '.
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
- ' Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur'.
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit:
- ' J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin '.
Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant:
- 'Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas.
J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur'.
Puis il baissa la tête et resta silencieux.
Je fouillais dans mon sac à mains, en sortis une liasse de billets et je demandais au petit garçon :
- ' Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ?
- ' OK ' , dit-il, ' Il faut que j'en ai assez '.
Je glissais mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus..
Doucement, le petit garçon murmura :
- ' Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous '.
Puis il me regarda et dit:
- 'J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma petite soeur.
Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander.
Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche.
Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches....'
Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier.
Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.
Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon.
Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille..
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ?
Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte.
Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.
J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours.
L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...
Par Batin
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Mercredi 19 août 2009

Il y a des questions qu'il ne faut pas poser !!
Dans un procès, qui se déroule dans une petite ville de province, un avocat appelle son premier témoin à la barre, une grand-mère très âgée.

Il s'approche d'elle et lui demande :
- Mme Jeanne, me connaissez-vous?
- Oh! Oui je vous connais M. Langlois. Je vous connais depuis votre enfance et sincèrement vous me décevez beaucoup. Vous êtes un grand menteur, vous trompez
votre femme, vous manipulez les gens et vous êtes un médisant et un calomniateur.
Au lit, vous pensez être un bon coup alors que tout le monde sait que vous êtes
un éjaculateur précoce. Vous n'êtes qu'une mauviette et vous ne voyez pas plus loin

que le bout de votre nez. Oh! Oui je vous connais.

L'avocat surpris, ne sachant que faire, pointe l'autre avocat du doigt.
- Mme Jeanne, connaissez-vous l'avocat de la défense?
- Bien sûr que je le connais. Je connais M. Richard depuis qu'il est tout jeune.

Il est paresseux, obèse et il est alcoolique. Il ne peut pas  avoir de relation normale avec quiconque et il est l'un des pires avocats de tout le département. Non seulement il a trompé sa femme avec 3 femmes différentes, mais l'une d'entre elles est votre épouse.
Oh! Oui je le connais.
 L'avocat de la défense est au bord de l'apoplexie.
 Le juge demande aux deux avocats d'approcher et, avec une voix très calme, il leur dit:
- Si l'un d'entre vous demande à cette vieille si elle me connaît, je vous envoie tous
deux pourrir en prison pour outrage à la Cour.

Par Batin
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Jeudi 13 août 2009

Un jeune homme s'apprêtait à obtenir son diplôme de fin d'étude.

Pendant plusieurs mois il avait admiré une belle voiture de sport exposé dans un showroom, et sachant que son père pouvait bien la lui offrir, il lui avait  déjà dit que c'est ça qu'il voulait comme cadeau.
Comme le jour de la remise des diplômes s'approchait,  le jeune homme s'attendait à voir des signes que son père lui avait déjà acheté la  voiture.

Finalement, au matin du " jour j «, son père l'appela  dans son bureau et il lui dit comment il était fier d'avoir un fils aussi intelligent et formidable, et  comment il l'aimait beaucoup. Le père tendit à son
fils une boite dans un emballage cadeau, curieux mais aussi déçu le jeune homme ouvrit la boite et découvrit  une belle Bible avec une couverture en cuir...

Très furieux, il éleva la voix à son père et lui dit : " avec tout ton argent, tu ne m'offres qu'une Bible  ??? " et claquant la porte, il sortit de la maison en laissant derrière lui la Sainte Bible.

Plusieurs années sont passées et le jeune homme se trouva couronné de succès dans le monde des affaires, il s'acheta une grande et belle maison et il fonda une famille merveilleuse; il se souvint de son père qui était devenu très vieux et se dit qu'il devait aller  le voir, car il ne l'avait plus revu depuis le jour  qu'il avait obtenu son diplôme. Juste avant de partir, il reçut un télégramme lui disant que son vieux père venait de mourir et qu'il avait cédé tous ses biens à son fils.

Il devait donc partir immédiatement pour s'occuper de  son héritage. Quand il arriva dans la maison de son  père, soudain, son cœur fut rempli de tristesse et de regret....il se mit à fouiller dans les dossiers  importants de son père et il tomba sur cette Bible à l'endroit même où il l'avait laissée il y a plusieurs  années.....il éclata en sanglots, ouvrit la Bible et se  mit à tourner les pages…

Et comme il lisait ces paroles, une clé de voiture  tomba d'une enveloppe qui était collée à la couverture à l'arrière de la  Bible. La clé avait une étiquette avec le nom du concessionnaire du showroom, le même concessionnaire  qui vendait la belle voiture de sport qu'il désirait  tant avoir et sur étiquette figurait la date du jour de la remise de son diplôme, et ces mots...

TOUT A ETE PAYE

Combien de fois ne sommes-nous pas passés à côté  des bénédictions de Dieu, simplement parce qu'elles ne  viennent pas de la manière que nous le voulons ?

Dieu n'est pas tel que nous le représentons mais Il  est tel qu'il s'est présenté à nous !

Par Batin
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Jeudi 11 juin 2009

I.              Dans la société civile

Il est bien vrai que beaucoup de bonnes choses sont faites dans la société civile burkinabè. Il y a des politiciens honnêtes qui se battent jour et nuit pour le bien commun et pour que la cité ne tombe pas. Des chefs de service qui se donnent corps et âme à leurs tâches et se soucient vraiment du sort de leurs employés. Il y a bien des hommes de bonne volonté qui ont une confiance inébranlable en l’homme.

Cependant il reste encore beaucoup de défis à relever dans le sens de tendre perpétuellement vers le bien. Le présent travail, sans prétendre donner toutes les solutions aux maux dont souffre la société burkinabè actuelle, veut montrer le grave devoir qu’a l’homme de s’efforcer à ressembler au mieux à son créateur qui est Dieu et interpeller vivement l’homme afin qu’il se donne dans le sens du bien, du vrai, en enfant de Dieu.

 I.1                   Sur le plan politique

Un éminent professeur d’Université n’a pas hésité à dire que la «politique en Afrique [est une] perpétuelle persécution de la vérité »[1]. Quelle affirmation ! Mais une affirmation vraie, en ce sens qu’elle correspond à la réalité dans bien de pays parmi lesquels le Burkina trouve sa place. Au Burkina Faso, on peut sans exagérer reconnaître que des autorités gouvernantes qui devraient aider le citoyen à s’épanouir se transforment quelquefois en bourreaux, levant haut le sabre pour frapper celui qui ne se lance pas dans leur danse. Des opposants politiques pendant longtemps ont subi d’ignobles sorts[2] ; les journalistes n’ont pas comme dans les autres pays une liberté d’expression[3] ; et les étudiants ont intérêt à se taire[4] et d’innombrables irrégularités sont partout présentes[5]. 

Cette ambiance nationale, à n’en pas douter, a créé la panique générale dans l’esprit de plusieurs Burkinabé, y compris bon nombre de chrétiens catholiques.

Tout cela, ajouté à la peur de l’autorité que les coutumes royales du pays imposent, a fini par avoir raison de plusieurs consciences, les détournant de la voie de la vérité. Et voici ce qu’affirme en définitive en 2006 un jeune journaliste Burkinabé de 32 ans : « C’est difficile. Tu sors aujourd’hui, tu sais que si tu te courbes, on te nomme directeur quelque part. Tu restes sur ta position, ta vieille P50 va te conduire dans les rues de Ouaga jusqu’à ce que tu crèves… les gens ont compris qu’il faut rentrer dans le système et tu avances. Aujourd’hui, tout ce qu’on te demande, c’est de faire comme les autres »[6]. Le ‘‘tu te courbes’’ et le ‘‘faire comme les autres’’, c’est l’ensemble de ces pratiques qui, soutenant le libertinage des autorités au pouvoir, arrivent à soustraire à l’homme sa liberté et sa dignité, pour ne lui laisser que la seule et lamentable préoccupation de garnir son ventre et sauver sa peau. Autrement, pour jouir des avantages citoyens, il faut être au service du pouvoir, c'est-à-dire être un ‘‘pion’’ à sa disposition pour cacher ses laideurs et pour œuvrer même indignement en sa faveur[7]. Il n’y a plus de référence morale et les chrétiens ne sont malheureusement pas du tout en dehors de ce sinueux décor. Le Christ, en mourant pour nous, nous montre son amour. Et cet amour appelle l’homme à être libre d’une liberté qui a sa source dans la vérité de son être et de son agir. Les contraintes qui empêchent cette réalisation empêchent du même coup l’avènement du salut de l’homme.

I.2                   Sur le plan professionnel

Comme une suite logique de ce qui se fait sur le plan politique, dans le domaine professionnel, une incommode situation demeure également.

 

I.2.1                       Sur le plan professionnel étatique

On ne peut pas oublier l’effort de certains hommes politiques soucieux non pas de leur propre sort mais de celui de tout le peuple pour lequel ils usent leur vie. Il faut reconnaître cela et les en féliciter ; car c’est en cela aussi que prend sens la vérité.

Mais notons la présence de ce qu’on appelle couramment ‘‘affairisme’’ dans le pays. Cet affairisme qui consiste à acquérir des fonctions par relations interposées ou par corruption[8] constitue une situation incommode. Des postes qui devraient être occupés par Concours et sur la base de la qualité intellectuelle et du savoir-faire sont vendus. Conséquence, on a des hommes qui sont à des places où ils ne devraient pas être. Le bien commun devient l’avoir légitime d’un monarque. Le service de la nation est considéré comme une offre personnelle, et le dû du travailleur devient un don. Le sens du bien s’envole pour ne laisser sa place qu’au profit personnel égoïste.

Il est bien évident que le Christ est la personne qui n’a pas toujours cherché à favoriser ses amis qui le suivaient : il qualifie Pierre son ami de « Satan » (Mt 16, 23) et aux deux frères Jacques et Jean il refuse les postes qu’ils demandent : « vous ne savez pas ce que vous cherchez » (Mt 20, 22). La vérité dont témoigne le Christ et que tout chrétien doit rechercher empêche cette façon de donner ou de chercher du travail.

I.2.2                       Sur le plan professionnel privé

Bien d’employeurs prennent leurs ouvriers comme des frères ou comme leurs fils mais ils sont insignifiants devant le grand nombre qui ne connaît pas cela.

Ce qui est déplorable dans ce secteur est l’exploitation, souvent abusive, des travailleurs aux fins des entreprises. L’ouvrier est tenu de suivre bon gré mal gré les recommandations de l’employeur ; que ces recommandations soient bonnes ou non. Autrement, les employés deviennent des hommes à tout faire sinon ils perdent leur travail au profit d’un grand nombre de chômeurs aux aguets[9]. Les employés, à cause de la pauvreté se soumettent jusqu’au point où  ils perdent d’une façon plus ou moins consciente leur liberté et ne savent plus quelle est la valeur de leur dignité. Ou encore par l’habitude de supporter le mensonge comme un bien, ils en arrivent à mépriser la vérité pour ne rechercher que ce qui facilite le gain de plus en plus, même s’il faut dédaigner leur personnalité[10]. Comment peuvent-ils être sauvés dans une telle situation où leur conscience n’est plus maîtresse d’elle-même et où leur ligne de conduite morale au fur et à mesure ne saurait suivre objectivement ce qui est bien ?

 

  I.3                   Dans les domaines purement sociaux[11]

Qui hésiterait à reconnaître l’amour que les agents de la santé ont pour l’homme ? Personne ! Il convient bien de l’avouer. Et si plusieurs Burkinabè savent lire et écrire, penser et oser le développement du pays et de l’homme Burkinabè, on le doit à l’effort des enseignants.

Cependant, se limiter à affirmer cette vérité et minimiser les manquements serait une faute grave de la part de ceux qui voient.

I.3.1                       Dans les hôpitaux

Plusieurs hôpitaux sont devenus des lieux de grande corruption[12]. Aux urgences, bien souvent les malades sont sélectionnés par rapport aux ‘‘dessous de table’’. Des infirmiers et docteurs prescrivent des produits supplémentaires aux malades qu’ils vont récupérer pour vendre avec d’autres patients et non pour sauver la vie du patient qui les achète. Des patients sont intentionnellement orientés vers des pharmacies par intérêt non avoué. Des sangs de transfusion sont dérobés pour être vendus à d’autres patients et la liste des mêmes acabits n’est pas exhaustive[13]. Et voilà ce qu’affirme une infirmière prise en flagrant délit : «Que veux-tu ? Ce sont nos Business aussi»[14]. Et dans ce jeu, les patients et leurs parents ne disent rien soit à cause de leur malade qui est entre les mains des infirmiers, soit par simple peur. Et monsieur le directeur de l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO en 2001 le reconnaît puisqu’il affirme que « si certains patients dénoncent les ‘‘rackets’’, beaucoup d’autres préfèrent se taire par peur du personnel soignant »[15] Alors, on peut légitimement se demander quel monde bâtit-on ?

 I.3.2                       Dans les écoles

Tout comme ailleurs, dans les écoles, beaucoup d’élèves sont surexploités injustement. Des filles font le ménage de leurs enseignants par contrainte et même se livrent à ceux-ci par peur. Des professeurs vendent des notes contre des soirées en compagnies galantes et utilisent des étudiants pour réussir leurs initiatives. Dans certaines écoles primaires, les cantines scolaires deviennent le magasin de ravitaillement des enseignants, des membres des Associations des Parents d’Élèves, de leurs amis et parents.

On pourrait être sûr que les chrétiens ne se démarquent nullement de ceux qui agissent de la sorte, et en sont souvent des acteurs inquiétants. Alors surgit cette question troublante : que se passe-t-il dans les familles ?

 I.4                   Sur le plan familial

La famille est la première responsable de l’éducation des citoyens[16] ; peut-on y déceler des germes de manque de vérité ? Il y a des familles dans lesquelles on trouve une joie de vivre et où les membres sont si bien éduqués que l’on penserait volontiers à un prélude du ciel à venir.

Cependant il y en a qui posent problème quant à l’harmonie qu’elles produisent. Il est nécessaire de se connaître assez bien avant de s’engager dans la vie de foyer. Peu de couples commencent sur cette bonne lancée hélas !  Et on constate un peu partout que les conjoints se trompent mutuellement en infidélité oubliant que « Plus l’amitié est vraie et de qualité, plus elle aide l’autre à grandir, à être lui-même »[17]. Sans cela, il est évident que ce qui pousse à être infidèle poussera également à être faux dans les relations familiales et sociales.

Si certains parents par négligence ne remplissent pas leurs devoirs de parents : nourrir, vêtir, soigner et loger ceux dont ils ont la charge, quels genres d’hommes peut-on donc attendre de leurs enfants ? Et il y a des parents qui s’affichent tellement en petits dieux qu’aucun enfant n’a le courage de dire souvent : « papa, ce que tu fais n’est pas bon, maman, ici ça ne va pas » prétextant la coutume des ancêtres qui préconise l’obéissance aveugle aux parents et qui les rend infaillibles à tout point de vue. Éduqués dans de telles circonstances, les enfants qui se forment par imitation finiront par considérer la fausseté comme une bonne chose, surtout quand les parents sont eux-mêmes des cas sociaux et des hommes ‘‘pas clairs’’. Si donc tout cela s’ajoute à la situation pestilentielle du mensonge dans la société, il est évident que les jeunes gens qui n’ont plus la claire vision de ce qui est vrai et bien se détournent de la voie de la vérité.

Il convient enfin de reconnaître honnêtement que bien de familles chrétiennes s’illustrent dans ce spectre obscur où mensonge et vérité ne semblent pas se distinguer  l’un de l’autre. Alors, que convient-il de faire ? Où trouver le lieu où il n’existe pas de truchement, de mensonge et où la liberté réelle et la dignité de l’homme lui sont données ? Peut-être chez les agents pastoraux, ces hommes de Dieu ?

 

 



[1] Huenumadji AFAN, « Politique en Afrique : perpétuelle persécution de la vérité », in RUCAO 24, (2005),     p. 53.

[2] MBDHP, Rapport sur l’état des droits humains au Burkina Faso, Période : 1996-2002, Imprimerie de l’Avenir du Burkina, pp. 30-59.

[3] Ibidem, pp. 71-75.

[4] Idem.

[5] Conférence épiscopale du Burkina Faso, Église Famille de Dieu, ferment du Monde Nouveau, Orientations pastorales post-synodales, Ouagadougou, 21 janvier 2001, n°36 précise que la société burkinabè « connaît les remous socio-politiques de la civilisation moderne et en présente les tares : violation des droits humains, injustice, détournements, violences de toutes sortes, crimes de sang et crimes économiques, corruption à grande échelle, impunité arrogante, mensonges,… »

[6] Mathieu HILGERS & Jacinthe MAZZOCCHETTI, « Burkina Faso : l’alternance impossible » in Politique Africaine, 101, (2006), p. 5.

[7] Le pape Jean-Paul II, dans son Encyclique Veritatis Splendor, sans parler spécialement d’un pays spécifique rappelle vivement que : « Dans le domaine politique, on doit observer que la vérité dans les rapports entre gouvernés et gouvernants, la transparence dans l'administration publique, l'impartialité dans le service public, le respect des droits des adversaires politiques, la sauvegarde des droits des accusés face à des procès ou à des condamnations sommaires, l'usage juste et honnête des fonds publics, le refus de moyens équivoques ou illicites pour conquérir, conserver et accroître à tout prix son pouvoir, sont des principes qui ont leur première racine - comme, du reste, leur particulière urgence - dans la valeur transcendante de la personne et dans les exigences morales objectives du fonctionnement des États. Quand on ne les observe pas, le fondement même de la convivialité politique fait défaut et toute la vie sociale s'en trouve progressivement compromise, menacée et vouée à sa désagrégation Ps 14,3-4 Ap 18,2-3; 18,9-24. Dans de nombreux pays, après la chute des idéologies qui liaient la politique à une conception totalitaire du monde - la première d'entre elles étant le marxisme -, un risque non moins grave apparaît aujourd'hui à cause de la négation des droits fondamentaux de la personne humaine et à cause de l'absorption dans le cadre politique de l'aspiration religieuse qui réside dans le coeur de tout être humain : c'est le risque de l'alliance entre la démocratie et le relativisme éthique qui retire à la convivialité civile toute référence morale sûre et la prive, plus radicalement, de l'acceptation de la vérité. En effet, " s'il n'existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire " » pp. 155-156.

[8] MBDHP, Op. cit., pp.165-172.

[9] « Un employé, ça ferme sa gueule ou ça se limoge» titre le journal Observateur Paalga du 23 Avril 2007 (Cf. http://barro.blog4ever.com/blog/lirarticle-66428-308009.html.)

[10] Vatican II, l’intégrale, Bayard Compact, Paris, 2002, dans  Gaudium et Spes, n°27, §3, note que « tout ce qui s'oppose à la vie elle-même, (…) ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable: toutes ces pratiques et d'autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu'elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s'y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement à l'honneur du Créateur. » pp. 266-267.

[11] MBDHP, op. cit., p. 167 donne des informations intéressantes à ce sujet.

[12] Paul OUEDRAOGO, Le chrétien face à la corruption, le cas du secteur sanitaire dans la ville de Ouagadougou, Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste, 2002.

Denis KABORE, Le phénomène de l’exploitation des malades, cas des structures sanitaires publiques de la ville de Ouagadougou, mémoire en théologie, Grand Séminaire Saint Jean, Ouagadougou, 2004.

[13] MBDHP, op. cit., p. 267.

[14] Idrissa OUEDRAOGO, in Observateur Paalga du 24 Avril 2001, p. 8.

[15] Idem.

[16] Jean-Paul II, Lettre aux familles, 1994 Année de la famille, Pierre TEQUI éditeur, Paris 1994 : le Pape y reconnaît qu’« est indispensable, le témoignage de toutes les familles » pour le redressement de la conscience morale et le rétablissement d’une liberté réelle de la personne. p. 10.

[17] Raoul BAZIOMO, L’amitié comme attitude fondamentale et lieu pertinent pour proposer Dieu aujourd’hui, mémoire en théologie, Grand Séminaire Saint Jean Baptiste de Wayalgê, Juin 1998, p. 36.

Par Batin
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Libres propos

Chez les Lyèla, le nom de Famille est donné à l'intéressé qui le porte suivant son genre. Autrement dit, si c'est un garçon on met le préfixe "Ba" à son son Nom et si c'est une fille, c'est le préfixe "Kan". En fait, "Ba" vient de "Bal = homme" et "Kan" vient de "Kan = femme". Exemple: Moi je suis un homme mon NOM est BASSOLE et mes soeurs portent le NOM KANSOLE. Je suis "Homme-SOLE" et elles sont "Femmes-SOLE". La grande famille est appelée SOLE ou SOLE-LYI-DWI; et non BASSOLE comme beaucoup le pensent malheureusement au Burkina.

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