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Théologie

Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 00:46

Conclusion

Au terme ce travail non exhaustif, il importe de dire que l'Eglise par sa position n'est pas contre les femmes comme le pensent certains. Au contraire, elle se fait le défenseur du véritable féminisme. Le féminisme qu'elle ne veut pas est celui qui tue la spécificité de la femme, spécificité qui finalement et malgré tout, tout le monde lui reconnaît, car il arrive en effet que la femme soit tentée d'imiter l'homme sous prétexte de l'égaler. Et à ce propos, Mgr ETCHEGARAY affirme : "nous avons à prendre mieux conscience de la diversité des tâches dans l'Eglise où l'égalité n'est point identité… ; les rôles sont distincts et ne doivent pas être confondus, ils ne donnent pas lieu à la supériorité des uns sur les autres… Le seul charisme qui peut et doit être désiré, c'est la charité".

Le rôle de la femme au sein de l'Eglise est également souligné dans la finale de la déclaration Inter Insigniores en ces termes : L'Eglise souhaite que les femmes chrétiennes prennent pleinement conscience de la grandeur de leur mission ; leur rôle serait capital aujourd'hui, aussi bien pour le renouvellement et l'humanisation de la société que pour la redécouverte parmi les croyants du vrai visage de l'Eglise. Et le Pape Benoît XVI, comme pour insister, affirme que "le fait que le sacerdoce ministériel soit exclusivement réservé aux hommes n'empêche en rien les femmes d'accéder au cœur de la vie chrétienne". Pour tous les chrétiens, elles sont appelées à être des modèles et des témoins irremplaçables de la manière dont l'épouse répond par l'amour de l'amour de son époux.

En plus, l'Eglise rappelle que sa finalité, c'est la sainteté de tous ses membres, la sanctification du peuple de Dieu. Aussi dans l'Eglise qu'ils appartiennent à la hiérarchie ou qu'ils soient régis par elle, tous sont appelés à la sainteté selon la parole de l'Apôtre Paul : «Oui, ce que Dieu veut, c'est votre sanctification (1Th 4, 3).» Sur cette voie donc de la sainteté où l'on rencontre tant de femmes dont l'histoire garde la mémoire, les ministères sont sublimés et «les plus grands dans le royaume des cieux, ce ne sont pas les ministres, mais les saints».

Par Batin - Publié dans : Théologie - Communauté : Libre parole-Libre Information
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Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /2008 00:42

Le sacerdoce ministériel et le mystère du Christ

 

Selon la doctrine de l'Eglise, le prêtre est un sacrificateur qui agit in « persona christi ». Ainsi, dans l'exercice des sacrements qui exige le caractère de l'ordination, le prêtre agit non pas en son nom propre, ce qui signifie in "persona propria", mais in persona christi. En effet, depuis la Cène, ceux qu'on appelle «les ministres de l'Eucharistie» et au premier rang desquels on peut citer les Apôtres, perpétuent «au nom» du Christ, l'unique sacrifice de Jésus sur la croix en l'actualisant. Ainsi, la mission du prêtre aujourd'hui est de continuer celle de Jésus, le Fils de Dieu, vrai Dieu et vrai Homme. Ce n'est pas un pouvoir qu'il reçoit, mais une grâce particulière qui lui permet d'être pleinement au service. Il est un vrai signe, au sens sacramentel du mot. Et en tant que signe, elle doit avoir une ressemblance naturelle avec ce qu'il signifie[1]. Puisque Jésus, nouvel Adam, a choisi des hommes comme Apôtres, l'Eglise, le corps du Christ, fidèle au choix du Seigneur, appelle des hommes à son service. A travers elle, c'est le Christ, prêtre et époux de l'Eglise qui continue d'agir.

De plus, le sacerdoce ministériel, s'agissant d'un sacrement et non d'une disposition d'organisation sociale ou d'un droit à obtenir par la revendication, il ne peut être compris qu'à la lumière de la révélation du Christ, transmise dans l'Ecriture, interprétée par la tradition. Ainsi donc, l'attrait du sacerdoce de certaines femmes, noble et compréhensible qu'il soit, ne constitue pas encore une vocation. En effet, l'auteur de l'épître aux Hébreux nous dit : «Nul ne s'arroge cette dignité : il faut y être appelé par Dieu (He 5, 4). Ainsi donc, cette vocation ne saurait se réduire au seul attrait personnel qui peut demeurer purement subjectif.



[1] Janine Hourcade, Des femmes prêtres ? , édition Mame, Belgique, 1993, page 49.

Par Batin - Publié dans : Théologie - Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 00:23

I. L'Eglise et l'ordination des femmes

 

D'entrée de jeu, il importe de dire que la position de l'Eglise catholique sur la question de l'ordination des femmes au ministère sacerdotal est jusqu'aujourd'hui catégorique et sans nuance. Et cette position est que les femmes n'ont jamais pu, ne peuvent pas et ne pourront jamais recevoir le sacrement du sacerdoce, et cela par fidélité à l'exemple de son Seigneur. Et comme pour appuyer cette position de l'Eglise, Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique "Ordinatio sacerdotalis", au n°4, affirme : «C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Eglise, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères, que l'Eglise n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Eglise».

Mais, quelles sont les raisons d'une telle position ?

 

1- L'attitude du christ

Le document Inter insigniores déclare : «Jésus n'a appelé aucune femme à faire partie des douze. S'il agissait ainsi, ce n'est pas pour se conformer aux usages du temps, car son attitude à l'égard des femmes contraste singulièrement avec celle de son milieu et marque une rupture volontaire et courageuse» (conversation publique avec la samaritaine…). Dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem du 15 Août 1988, au n°26, le Pape Jean Paul II disait à ce propos : «En appelant que des hommes à être ses Apôtres, le Christ a agi d'une manière totalement libre et souveraine. Il l'a fait dans la liberté même avec laquelle, il a mis en valeur la dignité de la femme par tout son comportement sans se conformer aux usages qui prévalaient ni aux traditions qui sanctionnaient la législation de son époque»[1]. En effet, les Evangiles et les Actes montrent bien que cet appel s'est fait selon le dessein éternel de Dieu : le Christ a choisi ceux qu'il voulait (Mc 6, 13-14 ; Jn 6, 70). Et il l'a fait en union avec le Père, par l'Esprit Saint (Ac 1, 2) après avoir passé la nuit à prier (Lc 6, 12).

C'est pourquoi, l'Eglise, pour l'admission au sacerdoce ministériel, a toujours reconnu comme norme constante, la manière d'agir de son Seigneur dans le choix des douze dont il fait le fondement de son Eglise (Ap 21, 14). Et ceux-ci n'ont pas seulement reçu une fonction qui aurait pu ensuite être exercée par n'importe quel membre de l'Eglise, mais ils ont été spécialement et intimement associés à la mission du Verbe incarné lui-même. L'Eglise a toujours reconnu dans la figure des douze Apôtres, le modèle normatif de tout ministère sacerdotal et elle s'est soumise à ce modèle depuis le commencement. Pour sa part, elle a toujours en conscience que les douze hommes par lesquels, selon la foi de l'Eglise, le ministère sacerdotal a commencé dans l'Eglise de Jésus Christ, sont liés au mystère de l'incarnation et, ainsi habilités à représenter le Christ, à être une image (une icône) vivante et active du Seigneur.

En somme, l'Eglise, par fidélité à l'exemple de son Seigneur, ne se considère pas autorisée à admettre des femmes à l'ordination sacerdotale[2].

 

2. La pratique des Apôtres

La communauté apostolique est restée fidèle à l'attitude de Jésus. Dans le petit cercle de ceux qui se regroupent au cénacle après l'ascension, Marie occupe une place privilégiée (cf. Ac 1, 14). Ce n'est pourtant pas elle qui est appelée à entrer dans le collège des douze. Ainsi, par le fait que la très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et de l'Eglise, n'aie reçue ni la mission spécifique des Apôtres, ni le sacerdoce ministériel, montre clairement que la non admission des femmes à l'ordination sacerdotale ne peut pas signifier qu'elles auraient une dignité moindre ni qu'elles seraient l'objet d'une discrimination[3]. C'est donc que le ministère est d'un autre ordre, un legs irréfragable de la tradition apostolique. La cohérence entre le fait de l'incarnation réalisée dans l'Homme Jésus, l'appel des douze comme Apôtres et fondement de l'Eglise, en attendant le groupe plus large des «apôtres» d'après Pâques, la présidence des communautés locales, et donc aussi de leurs assemblées et de leurs célébrations eucharistiques, confiées à des hommes, n'est pas du hasard. A moins qu'on opte pour un occasionalisme théologique, qui attribuerait aussi au hasard le développement originaire de la révélation et ensuite celui de la pratique chrétienne, où l'Eglise n'aurait joué aucun rôle[4].

 

3. le fait de la tradition

Jamais l'Eglise catholique n'a admis que les femmes puissent recevoir validement l'ordination presbytérale. Au cours des premiers siècles, elle est restée fidèle à la pratique des Apôtres. En effet, c'est un fait indéniable que la tradition constante de l'Eglise catholique a exclu les femmes de l'épiscopat, du presbytérat, tellement constant qu'il n'a pas été nécessaire de faire intervenir une décision solennelle du Magistère. Ainsi, aux yeux de la tradition, le motif essentiel qui anime l'Eglise pour appeler uniquement des hommes à l'ordination et au ministère proprement sacerdotal, c'est qu'elle entend demeurer fidèle au type du ministère ordonné voulu par le Seigneur Jésus-Christ et maintenu religieusement par les Apôtres. Quand elle estime ne pouvoir accepter certains changements, c'est qu'elle se sait liée par la conduite du Christ ; son attitude, malgré les apparences, n'est pas alors de l'archaïsme, mais de la fidélité : elle ne peut se comprendre vraiment qu'à cette lumière[5].



[1] J. P II, Lettre Apostolique Ordinatio Sacerdotalis du 22 / 05 /1994 au n° 2 in DC n°2096 du 19 / 06 /1994.

[2] Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration sur la question de l'admission des femmes au sacerdoce ministériel, in DC n°1714 du 20 /02 /1977 page 159.

[3] Jean Paul II, Lettre Apostolique Ordinatio Sacerdotalis du 22 / 05 /1994 au n° 4 in DC n°2096 du 19 / 06 /1994 page 552.

[4] P. Grelot, Y aurait-il des «femmes prêtres» dans l'Eglise ? , in Nouvelle Revue Théologique, Nov-Déc 1989, page 864.

[5] Mgr Roger ETCHEGARAY, Présentation de la déclaration in DC n°1714 du 20 /02/1977.

Par Batin - Publié dans : Théologie - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /2008 13:17

Introduction

 

S'il y a une question aujourd'hui qui constitue une source de controverse et de débat complexe et passionnel au sein de l'Église catholique, en dehors de l'épineux problème du mariage des prêtres, c'est bien celle de la non ordination des femmes.

En effet, la problématique de l'éventuelle ordination des femmes- qui est née d'une façon générale vers 1958, après la décision prise en septembre de cette année-là par l'église luthérienne de Suède d'admettre des femmes au Pastorat (sacerdoce)- recouvre plusieurs questions dont certaines, dans le contexte actuel, apparaissent comme autant de soupçons qu'il vaut mieux clairement formuler si l'on veut pouvoir efficacement les écarter ! Devant l'évolution de la condition féminine dans la société, pour certains, l'examen de la place de la femme dans l'Église est à revoir, et ne peut aboutir qu'à un statut ecclésiastique égal à celui de l'homme. Ils ne voient pas pourquoi, alors qu'elles accèdent désormais en principe à tous les postes de responsabilité réservés jadis aux hommes, elles se verraient interdire l'accès au sacerdoce.

Pour ces féministes, rien dans les Écritures ne s'y oppose et seul un contexte social a conduit le Christ, il y a 2000 ans, à choisir exclusivement des hommes pour fonder son Église. Et lorsque l'on fait recours aux Écritures, on constate que la femme n'était pas en reste dans l'organisation de la liturgie :

-Dans l'Ancien Testament : en Jg 13,20, elle offre des sacrifices ; en Jg 4, 4, elle est juge c'est-à-dire chef du peuple et en 2 R 22, 14-15, elle joue le rôle de conseillère du grand prêtre.

-Dans le Nouveau Testament, Marie Madeleine, Marthe et Marie, Véronique et bien d'autres femmes sont considérées comme des proches collaboratrices du Christ, soit sur le chemin du calvaire et au Golgotha, au pied de la croix. Le dimanche de Pâques, c'est une femme qui a été la première messagère de la résurrection du Christ. En plus de cela, nous pouvons noter le fait qu’au début de l’Église, les Apôtres eux-mêmes auraient admis des diaconesses qui ont fait merveilles en « l’Église de Dieu ».

Alors, pourquoi le refus de porter au rang du sacerdoce la femme qui a joué un grand rôle dans la vie du Christ : toujours prête à le servir, plus disposée à l'écoute ? Que se cache-t-il derrière la volonté de l'Église de continuer à éloigner la femme du sacerdoce ? N'est-ce pas l'expression du désir de domination masculine des dirigeants de l'Église ? La femme a t-elle été vraiment exclue du sacerdoce par le Christ ? Le choix des hommes par le Christ, n'était-il pas conditionné par la mentalité de son temps ?

Qu'est- ce qui rend théologiquement acceptable l'argument selon lequel les femmes ne peuvent représenter le Christ, l'Homme ? Qu'est-ce qui théologiquement rend admissible la thèse que les femmes ne peuvent être ordonnées parce que Jésus n'a pas ordonné de femmes, bien qu'il soit parfaitement établi historiquement que Jésus n'a ordonné personne ?

A l'heure de la "crise des vocations" l'admission des femmes au sacerdoce ne serait –elle pas une solution ? Et si on s'en tient à la tradition, ne devrait –on pas appeler seulement les Juifs au sacerdoce, puisque le Christ n'avait choisi comme disciples que des Juifs ?

Autant de questions que posent les militants pour l'ordination des femmes. Ainsi donc, à quand l'ordination des femmes ? Ou quelles sont les raisons qui militent pour la non ordination des femmes ? C'est sur cette question que se focalisera ce présent exposé.
Par Batin - Publié dans : Théologie - Communauté : Catholique penseur
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /2008 00:03

CONCLUSION

Au terme de notre propos que pouvons retenir? Il ressort que le sacerdoce catholique est un phénomène unique né seulement de la foi, de la doctrine, de l'histoire, de la conscience croissante que l'Eglise a d'elle-même. Il n'est pas né des besoins religieux du peuple catholique et certainement pas de principes ou de théories concernant les droits de l'homme et de la femme. Le seul et unique archétype du prêtre catholique est la personne de Jésus- Christ dans sa relation avec l'Eglise, dans le mystère de sa vie une, parfaite, indissoluble avec elle. Parler de la mission de la femme dans l'Eglise c'est faire référence dernière à la Révélation. Jésus a accepté d'être accompagné par des femmes, devenues disciples de la parole. A chaque étape de sa vie, il a choisi une femme pour accueillir la révélation de son mystère et la porter aux apôtres. Ainsi la femme dans l'Eglise doit être reconnue et respectée comme soeur, libre partenaire, cohéritière de la grâce de vie, prophète du mystère de Dieu et pourquoi pas être appelée à élever la coupe pour le salut de l'humanité?

Par Batin - Publié dans : Théologie - Communauté : Libre parole-Libre Information
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